Vos démarches en 1 clic

Effectuer vos démarches et connaitre vos droits

Fiche pratique

Registres du personnel obligatoires

Vérifié le 01/01/2021 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Tout employeur, sauf s'il s'agit d'un particulier employeur, doit obligatoirement détenir plusieurs registres : registre unique du personnel, registres relatifs aux conditions du travail, registre du comité social et économique (CSE) et document unique d'évaluation des risques professionnels (DUER ou DUERP).

L'employeur doit tenir un registre du personnel par établissement dès l'embauche du 1<Exposant>er</Exposant> salarié (ou dès l'arrivée d'un stagiaire). Il doit inscrire les informations suivantes dans l'ordre chronologique des embauches :

  • Identification du salarié : nom, prénoms, date de naissance, sexe, nationalité 
  • Carrière : emplois, qualifications, date d'entrée et de sortie de l'entreprise 
  • Type de contrat : contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, contrat d'insertion professionnelle, contrat à durée déterminée, travail à temps partiel, mise à disposition par un groupement d'employeurs, mise à disposition par une entreprise de travail temporaire (intérim) par exemple 
  • Pour les travailleurs étrangers : type et numéro d'ordre du titre valant autorisation de travail 
  • Pour les stagiaires : nom et prénoms, dates de début et de fin du stage, nom et prénoms du tuteur, lieu de présence du stagiaire, sont à indiquer dans une partie spécifique (pour ne pas les confondre avec les salariés)

Ce registre peut être tenu sur support numérique.

Si une même personne est embauchée avec des contrats successifs (CDD d'usage ou extra par exemple), il est nécessaire, pour chaque contrat ou vacation, d'indiquer, sur une nouvelle ligne du registre, la date d'entrée et de sortie correspondantes.

L'absence de registre, le défaut de mise à jour ou l'oubli de mentions obligatoires peuvent entraîner jusqu'à <span class="valeur">750 €</span> d'amende par salarié concerné.

 À noter

les mentions portées sur le registre unique du personnel doivent être conservées pendant 5 ans à partir du départ du salarié ou du stagiaire de l’établissement.

Un registre des accidents bénins peut être mis en place par l'employeur après autorisation de la CPAM sous certaines conditions (présence obligatoire d'un infirmier ou infirmière notamment). Il remplace la déclaration des accidents n'entraînant ni arrêt de travail, ni soins médicaux.

Il n'est pas obligatoire.

Ce registre doit être mis à la disposition des personnes suivantes :

  • Salarié
  • Comité social économique (CSE)
  • Médecin du travail
  • Inspection du travail
  • Services de prévention des organismes de sécurité sociale
  • Organismes professionnels de santé, de sécurité et des conditions de travail
  • Si nécessaire, inspecteurs de la radioprotection

Les informations qui concernent l'exposition aux facteurs de pénibilité doivent y figurer en annexe. Elles sont évaluées selon les critères du compte personnel de prévention de la pénibilité (CPPP).

  À savoir

le livre de paie, qui reproduit les mentions du bulletin de salaire, n'est pas obligatoire. L'employeur doit conserver un double des bulletins de paie pendant 5 ans.

Le <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=F35360">document unique d'évaluation des risques (DUER)</a> liste les risques professionnels encourus par les travailleurs et les actions de prévention et de protection qui sont menées dans l'entreprise.

L'épidémie de Covid-19 vous oblige à modifier le <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R56895">DUER</a> de façon importante. Vous pouvez consulter des <a href="https://www.andrh.fr/actualites/1024/coronavirus-duer-exemple-de-document-unique-mis-a-jour" target="_blank">modèles de DUER mis à jour</a> .

L'absence de mise à jour du DUER peut être sanctionnée d'une contravention de <span class="valeur">1 500 €</span>(<span class="valeur">3 000 €</span> en cas de récidive).

L'employeur qui ne présente pas ce registre à l'inspection du travail est puni d'une contravention de <span class="valeur">450 €</span>.

Ce registre spécial a pour objet de recueillir les alertes 

  • du représentant du personnel au comité social et économique (CSE), qui constate directement ou indirectement qu'il existe un risque grave pour la santé publique ou l'environnement,
  • des salariés qui estiment que l'entreprise utilise des produits qui présentent un risque grave pour la santé publique ou l'environnement.

L'alerte consignée par écrit doit être datée et signée. Elle doit préciser les produits utilisés par l'établissement dont le salarié ou le représentant du personnel au CSE estime qu'ils présentent un risque grave pour la santé publique ou l'environnement.

L'employeur examine la situation avec le représentant du personnel qui lui a transmis l'alerte. Puis, il informe le salarié des suites qu'il entend donner à cette alerte.

Le lanceur d'alerte auteur de dénonciation calomnieuse peut être puni de<span class="miseenevidence"> 5 ans</span> d'emprisonnement et de <span class="valeur">45 000 €</span> d'amende.

Depuis 2020, le registre des délégués du personnel (<a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=F32085">ancien registre duCHSCT</a>)est <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=F34474">remplacé par le registre du CSE</a>.

Il doit contenir les notes écrites exposant les demandes des membres de la délégation du personnel du CSE et les réponses motivées de l'employeur.

Il est tenu à la disposition des salariés, de l'inspecteur du travail et des membres de la délégation du personnel du CSE.

L'absence de registre constitue un <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R37571">délit d'entrave</a> au fonctionnement du CSE qui peut être sanctionné d'une amende de <span class="valeur">7 500 €</span>.

L'employeur qui ne présente pas ce registre à l'inspection du travail est puni d'une contravention de <span class="valeur">450 €</span>.

Pour en savoir plus

Les nouvelles aides aux entreprises en 2026

Création ou reprise d’entreprise

Monter une entreprise ou reprendre une activité déjà en place demande une préparation méthodique, une vision précise du projet et une estimation réaliste des besoins financiers. Plusieurs solutions peuvent accompagner les créateurs et repreneurs afin de sécuriser le démarrage. Le prêt d’honneur peut par exemple compléter l’apport personnel et renforcer la confiance des banques. Dans une opération de reprise, certaines aides peuvent aussi participer au financement des audits, des études préalables, des frais de conseil ou des démarches juridiques nécessaires au transfert de l’activité. Les demandeurs d’emploi peuvent, de leur côté, recourir à l’ARCE, qui permet d’obtenir 60 % des droits au chômage restants sous forme de capital, versé en deux fois. Cette somme peut servir à financer les premiers équipements, soutenir la trésorerie ou lancer l’activité avec davantage de sécurité. Les chambres consulaires, les réseaux d’accompagnement et les dispositifs de mentorat apportent également un appui précieux pour structurer le projet et prendre de meilleures décisions.

Transformation numérique

La modernisation digitale ne se limite plus à un site internet ou à quelques logiciels isolés. Elle concerne l’ensemble de l’organisation, de la gestion administrative à la relation client, en passant par les achats, les stocks, la facturation, les ressources humaines ou la production. Dans ce cadre, un ERP Odoo peut centraliser plusieurs fonctions dans un même outil et améliorer le suivi de l’activité. Pour les entreprises déjà équipées, la migration Odoo permet d’avoir la dernière version d’Odoo, avec des fonctionnalités récentes, de meilleures performances, des correctifs de sécurité et une compatibilité renforcée avec les modules actuels. Bien préparée, cette transition limite les interruptions, sécurise les données et facilite le travail quotidien des équipes.

Soutiens sectoriels et investissements stratégiques

Certains secteurs bénéficient d’un accompagnement spécifique en raison de leur importance économique, de leurs enjeux de modernisation ou de leur rôle local. L’industrie et l’agriculture peuvent notamment accéder à des aides destinées à renouveler les équipements, automatiser certaines opérations, améliorer la productivité ou réduire les consommations d’énergie. Le tourisme, la culture et les activités de proximité peuvent aussi être soutenus pour rénover des infrastructures, améliorer l’accueil du public, renforcer l’accessibilité ou développer l’attractivité des territoires. D’autres dispositifs encouragent les investissements liés à la transition énergétique, comme les énergies renouvelables, les bornes de recharge, les véhicules moins polluants ou les solutions de mobilité durable. Ces projets permettent de maîtriser certains coûts sur le long terme tout en réduisant l’impact environnemental de l’activité.