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Fiche pratique

Contribution unique à la formation professionnelle (contribution formation)

Vérifié le 25/02/2021 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

L'employeur doit participer au financement des actions de formation continue de son personnel et des demandeurs d'emploi en payant une contribution annuelle. Son montant dépend du nombre de salariés.

Depuis 2019, la contribution à la formation professionnelle et la taxe d'apprentissage sont rassemblées dans la <span class="miseenevidence">contribution unique à la formation professionnelle et à l'alternance</span>. En pratique, les 2 taxes conservent globalement les mêmes caractéristiques. Cette taxe est à envoyer aux opérateurs de compétence OPCO qui ont remplacé progressivement les <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R36067">OPCA</a>. Désormais, depuis le 1er janvier 2021 c'est l'Urssaf qui collecte la taxe unique.

Elle est calculée sur la masse salariale brute. C'est-à-dire sur le montant total des rémunérations imposables et des avantages en nature versés pendant l'année au personnel : salaires, cotisations salariales, primes, gratifications, indemnités, pourboires notamment.

Taux de cotisation pour la formation professionnelle continue

Effectif moyen de l'entreprise

Taux de cotisation (entreprises générales)

Taux de cotisation (entreprises de travail temporaire)

Jusqu'à 10 salariés

<span class="valeur">0,55 %</span>

<span class="valeur">0,55 %</span>

À partir de 11 salariés

<span class="valeur">1 %</span>

<span class="valeur">1,3 %</span>

Certaines branches professionnelles peuvent fixer des taux supérieurs.

L'entreprise qui a atteint ou dépassé les 11 salariés <span class="miseenevidence">pour la 1ère fois</span> à partir de l'année 2018 reste soumise au taux à <span class="valeur">0,55 %</span> pour cette année et les 4 suivantes.

Dorénavant, l'entreprise qui franchit le seuil des 11 salariés ne sera soumis au taux applicable pour les entreprise de 11 salariés et plus que si cet effectif reste supérieur ou égal à 11 salariés pendant 5 années consécutives.

Ainsi, une entreprise générale qui franchit la barre des 11 salariés en 2020 ne sera soumise au taux à <span class="valeur">1 %</span> qu'à partir de 2025 si son effectif reste supérieur ou égal à 11. Il en va de même pour les entreprises de travail temporaire mais le taux auquel elle sera soumise en 2025 sera de <span class="valeur">1,30 %</span>.

L'<a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=F24332">effectif de l'entreprise</a> calculé au 31 décembre, tous établissements confondus, est égal à la moyenne des effectifs déterminés chaque mois de l'année civile. Les mois au cours desquels aucun salarié n'est employé ne sont pas pris en compte.

Pour calculer l'effectif global et l'effectif moyen, il faut opérer un décompte.

Le <span class="miseenevidence">calcul de l'effectif mensuel </span>prend en compte tous les salariés titulaires d'un contrat de travail le dernier jour de chaque mois, y compris les salariés absents.

Le <span class="miseenevidence">calcul de l'effectif annuel est établi </span>au niveau de l'entreprise tous établissements confondus et est égal à la moyenne des effectifs de chaque mois de l'année N - 1 (effectif moyen annuel). Les personnes sont décomptées d'après le nombre de jours pendant lesquels elles ont été employées.

<span class="miseenevidence">Exemple</span> : une entreprise a eu une activité saisonnière du 01/05/2017 au 31/10/2017, avec 11 salariés en mai et octobre, 15 en juin, et 23 en juillet, août et septembre.

L'effectif est égal à : (11 + 15 + 23 + 23 + 23 + 11) / 6 = 17,666, soit 17,66 salariés.

Modes de décompte des salariés

Catégories

Modes de décompte

Salariés en <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R24389">CDI</a> à temps plein, qu'ils soient présents ou absents pour maladie ou congé

Les salariés suivants sont comptés pour une unité chacun :

- Salariés ayant travaillé la totalité du mois

- Salariés en forfait jours, quelle que soit la durée de leur forfait

- Salariés dont le contrat de travail est suspendu (congé de maternité, d'adoption ou congé parental d'éducation par exemple)

Travailleurs à domicile

Les salariés ayant travaillé la totalité du mois sont comptés pour une unité chacun

Salariés en <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R2454">CDD</a>

- Les salariés ayant travaillé la totalité du mois sont comptés pour une unité chacun

- Les salariés ayant travaillé une partie du mois sont comptés au prorata de leur temps de travail

- Les salariés qui remplacent un salarié absent ne sont pas pris en compte dans le calcul de l'effectif moyen

Salariés intérimaires

Ils sont comptés à la fois dans l'entreprise de travail temporaire et dans l'entreprise utilisatrice

Salariés intermittents

- Les salariés ayant travaillé la totalité du mois sont comptés pour une unité chacun

- Les salariés ayant travaillé une partie du mois sont comptés au prorata de leur temps de travail

Salariés mis à disposition par une entreprise extérieure et présents depuis au moins 1 an, salariés d'un contrat de travail temporaire (intérimaires)

- Les salariés ayant travaillé la totalité du mois sont comptés pour une unité chacun

- Les salariés ayant travaillé une partie du mois sont comptés au prorata de leur temps de travail

- Les salariés qui remplacent un salarié absent ne sont pas pris en compte dans le calcul de l'effectif moyen

Salariés à temps partiel, quelle que soit la nature de leur contrat de travail

Chaque salarié est pris en compte au prorata de son temps de travail (somme totale des horaires inscrits dans le contrat de travail / durée légale ou conventionnelle du travail)

Les personnes suivantes ne sont pas prises en compte dans le calcul des effectifs :

  • Salariés en CDD et travailleurs temporaires qui remplacent un salarié absent
  • Personnes en alternance : contrat d'apprentissage ou de professionnalisation sauf pour la tarification liée aux accidents du travail et aux maladies professionnelles
  • Personnes en contrat unique d'insertion (CUI) ou contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE) sauf pour apprécier le seuil de mise en place des instances représentatives du personnel.
  • Stagiaires : étudiants ou en formation professionnelle
  • Dirigeants : gérants minoritaires ou égalitaires de SARL, présidents du conseil d'administration, directeurs généraux et directeurs généraux délégués de SA, présidents et dirigeants de SAS

Il existe des cas particuliers :

  • Les VRP multicartes sont exclus de l'effectif global mais compris dans l'effectif moyen
  • Les salariés embauchés dans le cadre du titre emploi service entreprise (Tese) et du chèque emploi associatif (CEA) sont exclus de l'effectif global, mais inclus dans l'effectif moyen
  • Les personnes handicapées employées par un centre d'aide par le travail (CAT) appartiennent à l'effectif de l'association gestionnaire du CAT
  • Les travailleurs intérimaires sont comptabilisés à la fois dans l'effectif de l'entreprise de travail temporaire et dans celui de l'entreprise utilisatrice.
  • Les salariés détachés ou mis à disposition d'une autre entreprise (<a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=F22542">prêt de main-d'œuvre</a>) sont comptés dans l'entreprise qui a conclu le contrat de travail

Règles de la collecte

L'intégralité de la contribution doit être versée avant le 1<Exposant>er</Exposant> mars de l'année qui suit le versement des salaires, auprès d'un unique organisme paritaire collecteur agréé (OPCA). Il est désigné par l'accord de la branche dont relève l'employeur ou, sinon, à l'<a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R36067">OPCA</a> au niveau interprofessionnel.

Du 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2019 au 31 décembre 2020, les <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R36067">OPCA</a> ont été progressivement remplacés par les opérateurs de compétences (OPCO).

En 2020, la collecte est intervenue au cours de l'année de versement des rémunérations.

En 2021, la contribution est versée à l'<a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R44849">Urssaf</a> au titre de l'année en cours, de la même manière que les cotisations de sécurité sociale, donc à un rythme mensuel pour le cas général.

  À savoir

pour les professions non salariées ou libérales, les particuliers employeurs de concierges, d'assistantes maternelles ou d'employés de maison, la contribution est directement perçue par l'<a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R44849">Urssaf</a> sur la base de la <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R24400">DADS-U</a> effectuée en janvier.

En 2020, les <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R53312">Opco</a> ont collecté la nouvelle contribution formation due sur les rémunérations 2020. Ce nouveau dispositif met fin à la collecte avec un an de décalage.

L'entreprise de plus de 11 salariés devait s'acquitter du versement de la contribution pour 2020 par 2 acomptes qui sont calculés sur la masse salariale de 2019 ou sur une projection de la masse salariale de 2020 en cas de création d'entreprise.

  • Le premier acompte était dû le 1<Exposant>er</Exposant> mars 2020.
  • Le second acompte était dû le 15 septembre 2020.

Les nouvelles aides aux entreprises en 2026

Création ou reprise d’entreprise

Monter une entreprise ou reprendre une activité déjà en place demande une préparation méthodique, une vision précise du projet et une estimation réaliste des besoins financiers. Plusieurs solutions peuvent accompagner les créateurs et repreneurs afin de sécuriser le démarrage. Le prêt d’honneur peut par exemple compléter l’apport personnel et renforcer la confiance des banques. Dans une opération de reprise, certaines aides peuvent aussi participer au financement des audits, des études préalables, des frais de conseil ou des démarches juridiques nécessaires au transfert de l’activité. Les demandeurs d’emploi peuvent, de leur côté, recourir à l’ARCE, qui permet d’obtenir 60 % des droits au chômage restants sous forme de capital, versé en deux fois. Cette somme peut servir à financer les premiers équipements, soutenir la trésorerie ou lancer l’activité avec davantage de sécurité. Les chambres consulaires, les réseaux d’accompagnement et les dispositifs de mentorat apportent également un appui précieux pour structurer le projet et prendre de meilleures décisions.

Transformation numérique

La modernisation digitale ne se limite plus à un site internet ou à quelques logiciels isolés. Elle concerne l’ensemble de l’organisation, de la gestion administrative à la relation client, en passant par les achats, les stocks, la facturation, les ressources humaines ou la production. Dans ce cadre, un ERP Odoo peut centraliser plusieurs fonctions dans un même outil et améliorer le suivi de l’activité. Pour les entreprises déjà équipées, la migration Odoo permet d’avoir la dernière version d’Odoo, avec des fonctionnalités récentes, de meilleures performances, des correctifs de sécurité et une compatibilité renforcée avec les modules actuels. Bien préparée, cette transition limite les interruptions, sécurise les données et facilite le travail quotidien des équipes.

Soutiens sectoriels et investissements stratégiques

Certains secteurs bénéficient d’un accompagnement spécifique en raison de leur importance économique, de leurs enjeux de modernisation ou de leur rôle local. L’industrie et l’agriculture peuvent notamment accéder à des aides destinées à renouveler les équipements, automatiser certaines opérations, améliorer la productivité ou réduire les consommations d’énergie. Le tourisme, la culture et les activités de proximité peuvent aussi être soutenus pour rénover des infrastructures, améliorer l’accueil du public, renforcer l’accessibilité ou développer l’attractivité des territoires. D’autres dispositifs encouragent les investissements liés à la transition énergétique, comme les énergies renouvelables, les bornes de recharge, les véhicules moins polluants ou les solutions de mobilité durable. Ces projets permettent de maîtriser certains coûts sur le long terme tout en réduisant l’impact environnemental de l’activité.