Vos démarches en 1 clic

Effectuer vos démarches et connaitre vos droits

Fiche pratique

Taxe sur les surfaces commerciales (Tascom)

Vérifié le 01/01/2021 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé des finances

Un commerce qui exploite une surface de vente au détail de plus de 400 m² et réalisant un chiffre d'affaires hors taxe à partir de <span class="valeur">460 000 €</span>, est soumis à la taxe sur les surfaces commerciales (Tascom). La taxe est déductible du résultat fiscal de l'entreprise.

Principe

La taxe est due par les établissements commerciaux permanents, de stockage et de logistique, quels que soient les produits vendus au détail, situés en France, qui répondent aux conditions suivantes :

  • Chiffre d'affaires annuel (<a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R24387">CAHT</a> imposable de l'année précédente) supérieur ou égal à <span class="valeur">460 000 €</span> hors taxes
  • Surface de vente dépassant 400 m²
  • Ouverture en 1960 ou après

Calcul de la surface

La surface d'un commerce soumise à la Tascom comprend les <span class="miseenevidence">espaces clos et couverts</span> affectés aux activités suivantes :

  • Circulation de la clientèle pour effectuer ses achats
  • Exposition et paiement des marchandises
  • Circulation du personnel pour présenter les marchandises à la vente.

La surface assujettie à la taxe est uniquement celle qui est consacrée à la vente au détail, c'est-à-dire directement accessible au public.

Vous pouvez calculer le montant de la taxe sur les surfaces commerciales en utilisant des simulateurs disponibles en ligne.

  • Simulateur
    Calcul en ligne de la taxe sur les surfaces commerciales (Tascom)

    Accéder au simulateur  

    Ministère chargé des finances

  • Simulateur
    Calcul en ligne de la taxe sur les surfaces commerciales (Tascom) en cas de cessation définitive de l'exploitation

    Accéder au simulateur  

    Ministère chargé des finances

Concernant la vente au détail de carburant, la surface de vente à prendre en compte pour les espaces clos et couverts des stations-service est majorée de 70 m² par position de ravitaillement. c'est à dire par nombre de pompes de carburant, correspondant au nombre de véhicules pouvant s'approvisionner simultanément.

Cette majoration ne s'applique pas si l'établissement a une activité à titre principal de vente ou de réparation de véhicules automobiles.

Le montant de la taxe brute est déterminé par application, à la surface totale de vente au détail de l'établissement, d'un tarif qui varie en fonction du chiffre d'affaires annuel au m², de la superficie et de l'activité.

Le montant du chiffre d'affaires global réalisé au cours de l'année par les ventes au détail doit être divisé par le nombre de m² de l'établissement.

    • Jusqu'à <span class="valeur">2999 €</span> de CAHT annuel par m², la taxe est de <span class="valeur">5,74 €</span> par m²
    • Entre <span class="valeur">3000 €</span> et <span class="valeur">12000 €</span> CAHT annuel par m², la taxe est de [(CA au m² - 3000)  x 0,00315] + <span class="valeur">5,74 €</span> par m²
    • A partir de <span class="valeur">12001 €</span> CAHT annuel par m², la taxe est de<span class="valeur"> 34,12 €</span> par m²

    Le montant de la taxe est majoré en fonction de la taille de l'établissement :

    • si l'établissement fait plus de 5 000 m² et réalise un chiffre d'affaires de plus de <span class="valeur">3 000 €</span> par m², la majoration sera de <span class="valeur">30 %</span>
    • si l'établissement fait plus de 2 500 m², la majoration est de <span class="valeur">50 %</span>

    Si un établissement a des activités mixtes (prestation de service ou vente en gros par exemple), seul le chiffre d'affaires réalisé par les ventes au détail est pris en compte. Il faut cependant que les différentes activités fassent l'objet de comptes distincts.

    De même, si une vente au détail est réalisée dans le cadre d'une prestation de service elle ne doit pas être incluse dans le calcul de la part taxable. C'est le cas par exemple pour une vente de pièces détachées accessoire à une réparation ou un service après vente, qui constituent des prestations de service.

     À noter

    si un établissement de commerce de gros réalise à titre accessoire des ventes au détail à des consommateurs pour un usage domestique, alors ces ventes doivent être soumises à la taxe.

    • Jusqu'à <span class="valeur">2999 €</span> de CAHT annuel par m², la taxe est de <span class="valeur">8,32 €</span> par m²
    • Entre <span class="valeur">3000 €</span> et <span class="valeur">12000 €</span> CAHT annuel par m², la taxe est de [(CA au m² - 3000)  x 0,00315] + <span class="valeur">8,32 €</span> par m²
    • A partir de <span class="valeur">12001 €</span> CAHT annuel par m², la taxe est de<span class="valeur"> 35,70 €</span> par m²

    Le montant de la taxe est majoré en fonction de la taille de l'établissement :

    • si l'établissement fait plus de 5 000 m² et réalise un chiffre d'affaires de plus de <span class="valeur">3 000 €</span> par m², la majoration sera de <span class="valeur">30 %</span>
    • si l'établissement fait plus de 2 500 m², la majoration est de <span class="valeur">50 %</span>

    Si un établissement a des activités mixtes (prestation de service ou vente en gros par exemple), seul le chiffre d'affaires réalisé par les ventes au détail est pris en compte. Il faut cependant que les différentes activités fassent l'objet de comptes distincts.

    De même, si une vente au détail est réalisée dans le cadre d'une prestation de service elle ne doit pas être incluse dans le calcul de la part taxable. C'est le cas par exemple pour une vente de pièces détachées accessoire à une réparation ou un service après vente, qui constituent des prestations de service.

     Attention :

    cela ne concerne pas le garage dont l'activité principale est la vente ou la réparation de véhicules automobiles

Le montant de la taxe est réduit :

  • de <span class="valeur">30 %</span> pour les commerces à titre principal de meubles, d'automobiles, de machinisme agricole et de matériaux de construction,
  • de <span class="valeur">30 %</span> pour les jardineries et pépiniéristes (commerces de fleurs, de plantes, de graines, d'engrais) et les animaleries (commerces d'animaux de compagnie et d'aliments pour ces animaux),
  • de <span class="valeur">20 %</span> pour les établissements, dont la surface destinée à la vente au détail est inférieure à 600 m², réalisant un chiffre d'affaires inférieur à <span class="valeur">3 800 €</span> par m²
  • d'une franchise de <span class="valeur">1 500 €</span> pour un établissement situé en <a href="https://sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/" target="_blank">zone urbaine sensible (ZUS)</a> .

Les 3 premières réductions de taxe sont cumulables.

Le montant de la taxe peut être modulé, sur délibération préalable de la collectivité territoriale à qui est affectée la taxe (commune ou <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R31293">EPCI</a>), en lui appliquant un coefficient multiplicateur compris entre 0,8 et 1,2.

Paiement

Chaque année, le commerce dont la surface de vente est supérieure à 400 m² doit déclarer <span class="miseenevidence">jusqu'au 14 juin</span> inclus (ou le <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R17509">jour ouvré</a> qui le précède) les éléments suivants au service des impôts des entreprises dont ils dépendent :

  • Montant du chiffre d'affaires hors taxe de l'année précédente
  • Surface des locaux de vente au détail au 1er janvier
  • Secteur d'activité
  • Date initiale d'ouverture du magasin (par le premier exploitant).

Les commerces soumis à une majoration de <span class="valeur">50 %</span> du montant de la taxe doivent verser un acompte. Son montant représente la moitié de la taxe majorée et est imputable sur le montant de la taxe due l'année suivante. En cas de versement d'un montant supérieur, l’excédent est restitué.

Exemple : un commerce avec une surface supérieure à 2500 m², soumis à la majoration de <span class="valeur">50 %</span>, doit payer un acompte avant le 15 juin 2019, égal à la moitié de la taxe majorée due pour l'année 2018. Cet acompte s'impute sur le montant de la majoration due au titre de la taxe 2020, payée avant le 15 juin 2020.

Déclaration

La déclaration doit être accompagnée du paiement de la taxe.

Si la surface de vente est localisée sur plusieurs communes, un cadre spécifique doit être complété pour permettre la répartition de la Tascom entre les différentes collectivités locales.

Comme pour la <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R24379">TVA</a>, le délai de prescription de la taxe est fixé à 3 ans : le droit de reprise peut être exercé jusqu'à la fin de la 3<Exposant>e</Exposant> année suivant celle au cours de laquelle la taxe est exigible.

Formulaire
Déclaration pour la taxe sur les surfaces commerciales (Tascom)

Cerfa n° 14001*09

Accéder au formulaire  

Ministère chargé des finances

Pour vous aider à remplir le formulaire :

Création

Pour un commerce nouvellement créé (dont l'ouverture a eu lieu au cours de l'année précédente), le chiffre d'affaires de l'établissement pris en compte n'est pas rapporté au <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R35326">prorata temporis</a> : il est annualisé.

S'il est inférieur au seuil de <span class="valeur">460 000 €</span>, l'établissement n'est pas imposable.

Changement d'exploitant

La taxe est due par la personne qui exploite l'établissement au 1<Exposant>er</Exposant> janvier de l'année pour laquelle la taxe est exigible.

Si il y a un changement d'exploitant l'année précédente, la taxe due par le nouvel exploitant est calculée proportionnellement au nombre de jours où il a exploité l'établissement durant l'année du changement. L'ancien exploitant reste redevable pour la période précédant la cession.

En cas d'absorption ou de fusion d'entreprises, l'entreprise absorbante ou la nouvelle entreprise, est redevable de la taxe due pour l'exploitation d'un établissement par l'entreprise absorbée ou fusionnée.

Changement de surface

Si la surface de vente est modifiée en cours d'année, elle n'est pas pondérée <span class="expression">au prorata</span> : la surface à retenir est celle existante au 31 décembre de l'année précédant l'année d'imposition.

Par exemple, si la surface de vente est passée au mois d'octobre de 500 m² à 900 m², l'établissement est taxé sur la surface existante au 31 décembre, soit 900 m².

Cessation d'activité

Lorsqu'une entreprise cesse son activité, elle est redevable de la taxe proportionnellement à la durée d'exploitation, soit jusqu'à la fermeture effective.

Pour le calcul de la taxe due, le chiffre d'affaires réalisé est annualisé pour apprécier le seuil de <span class="valeur">460 000 €</span> et déterminer le taux de la taxe.

La taxe doit être déclarée et payée avant le 15 du 6<Exposant>e</Exposant> mois suivant la cessation d'activité (par exemple, avant le 15 septembre pour un commerce ayant cessé son activité le 31 mars).

Les nouvelles aides aux entreprises en 2026

Création ou reprise d’entreprise

Monter une entreprise ou reprendre une activité déjà en place demande une préparation méthodique, une vision précise du projet et une estimation réaliste des besoins financiers. Plusieurs solutions peuvent accompagner les créateurs et repreneurs afin de sécuriser le démarrage. Le prêt d’honneur peut par exemple compléter l’apport personnel et renforcer la confiance des banques. Dans une opération de reprise, certaines aides peuvent aussi participer au financement des audits, des études préalables, des frais de conseil ou des démarches juridiques nécessaires au transfert de l’activité. Les demandeurs d’emploi peuvent, de leur côté, recourir à l’ARCE, qui permet d’obtenir 60 % des droits au chômage restants sous forme de capital, versé en deux fois. Cette somme peut servir à financer les premiers équipements, soutenir la trésorerie ou lancer l’activité avec davantage de sécurité. Les chambres consulaires, les réseaux d’accompagnement et les dispositifs de mentorat apportent également un appui précieux pour structurer le projet et prendre de meilleures décisions.

Transformation numérique

La modernisation digitale ne se limite plus à un site internet ou à quelques logiciels isolés. Elle concerne l’ensemble de l’organisation, de la gestion administrative à la relation client, en passant par les achats, les stocks, la facturation, les ressources humaines ou la production. Dans ce cadre, un ERP Odoo peut centraliser plusieurs fonctions dans un même outil et améliorer le suivi de l’activité. Pour les entreprises déjà équipées, la migration Odoo permet d’avoir la dernière version d’Odoo, avec des fonctionnalités récentes, de meilleures performances, des correctifs de sécurité et une compatibilité renforcée avec les modules actuels. Bien préparée, cette transition limite les interruptions, sécurise les données et facilite le travail quotidien des équipes.

Soutiens sectoriels et investissements stratégiques

Certains secteurs bénéficient d’un accompagnement spécifique en raison de leur importance économique, de leurs enjeux de modernisation ou de leur rôle local. L’industrie et l’agriculture peuvent notamment accéder à des aides destinées à renouveler les équipements, automatiser certaines opérations, améliorer la productivité ou réduire les consommations d’énergie. Le tourisme, la culture et les activités de proximité peuvent aussi être soutenus pour rénover des infrastructures, améliorer l’accueil du public, renforcer l’accessibilité ou développer l’attractivité des territoires. D’autres dispositifs encouragent les investissements liés à la transition énergétique, comme les énergies renouvelables, les bornes de recharge, les véhicules moins polluants ou les solutions de mobilité durable. Ces projets permettent de maîtriser certains coûts sur le long terme tout en réduisant l’impact environnemental de l’activité.