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Fiche pratique

Crédit d'impôt famille

Vérifié le 16/12/2020 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé des finances

Le crédit d'impôt famille (CIF) est une mesure d'incitation des entreprises aux dépenses permettant à leur personnel de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle. Une entreprise qui engage des dépenses de mise en place de crèches ou d'aide versée aux salariés et aux dirigeants sociaux peuvent bénéficier du CIF en les déduisant de leur impôt sous certaines conditions. Le taux du CIF varie selon les catégories de dépenses engagées.

  • Entreprise soumise à l'impôt sur le revenu (IR) d'après le régime réel normal ou simplifié d'imposition, de façon automatique ou sur option, ou à l'impôt sur le revenu selon le régime de la déclaration contrôlée
  • Entreprise soumise à l'impôt sur les sociétés (IS),d'après le régime réel normal ou simplifié d'imposition, de façon automatique ou sur option
  • Société civile professionnelle (SCP)
  • Établissement public et associations, dès lors qu'ils sont soumis à l'IS

Le CIF est accordé aux entreprises quel que soit leur statut juridique (entreprise individuelle, sociétés de capitaux) ou leur secteur d'activité (industrielle, commerciale, libérale ou agricole).

 Attention :

les micro-entreprises et les micro-entrepreneurs ne bénéficient pas du CIF.

  • Dépenses ayant pour objet de financer la création et le fonctionnement d'une halte-garderie et d'une crèche, soit exploitée directement par l'entreprise, soit exploitée selon un mode inter-entreprises. Elles doivent assurer l'accueil des enfants de moins de 3 ans des salariés de l'entreprise.
  • Versements effectués directement par l'entreprise pour l'accueil des enfants à charge de moins de 3 ans de ses salariés par des organismes publics ou privés exploitant une crèche ou une halte-garderie. La participation financière de l'entreprise doit être proportionnelle au service rendu par l'établissement d'accueil.
  • Aide financière versée par l'entreprise et destinée à financer des services à la personne, sous forme de Cesu par exemple
  • Dépenses de formation engagées pour des salariés en congé parental ou embauchés à la suite d'une démission ou licenciement pendant un congé parental
  • Rémunérations versées aux salariés en congé parental
  • Dépenses d'indemnisation pour les salariés ayant engagé des frais exceptionnels de garde d'enfants suite à une obligation professionnelle imprévisible. Elle doit avoir survenue en dehors de ses heures de travail habituelles.

Ces dépenses peuvent bénéficier du crédit d'impôt dès lors que l'entreprise a participé totalement ou partiellement au financement de ces établissements. Il n'est cependant pas nécessaire que la crèche accueille uniquement les enfants de ses salariés.

Les dépenses de fonctionnement de la structure d'accueil ouvrant droit au crédit d'impôt peuvent être de plusieurs types. Il peut s'agir par exemple de dotations aux amortissements des biens meubles et immeubles, d'achats de matières consommables. Il peut également s'agir de dépenses de petit matériel et de biens de faible valeur, de frais d'entretien et de réparation destinés à maintenir en état les immobilisations et installations, etc.

Quels sont les taux applicables ?

Le taux du crédit dépend du type de dépenses.

  • Cela concerne les dépenses suivantes : 

    • Dépenses pour la création et le fonctionnement d'établissement pour accueillir des enfants de moins de 3 ans
    • Versements effectué pour l'accueil des enfants au sein d'établissements gérés par des organismes externes à l'entreprise

    Le crédit d'impôt correspond à <span class="valeur">50 %</span> du montant des dépenses.

  • Le crédit d'impôt correspond à 25% du montant des dépenses.

  • Ces dépenses sont les suivantes :

    • Dépenses de formation engagées en faveur des salariés de l'entreprise bénéficiant d'un congé parental d'éducation. Ce congé doit avoir pour conséquence de suspendre le contrat de travail ou de réduire la durée de travail au minimum à 16 heures par semaine.
    • Dépenses de formation engagées par l'entreprise en faveur de nouveaux salariés recrutés à la suite d'une démission ou d'un licenciement pendant un congé parental d'éducation. Cette formation doit débuter dans les 3 mois de l'embauche et dans les 6 mois qui suivent le terme de ce congé.
    • Rémunérations versées par l'entreprise à ses salariés bénéficiant d'un congé, dans certaines conditions
    • Dépenses visant à indemniser les salariés de l'entreprise qui ont dû engager des frais exceptionnels de garde d'enfants à cause d'une obligation professionnelle imprévisible. Cette obligation professionnelle doit avoir eu lieu en dehors des horaires habituels de travail.

    Le crédit d'impôt correspond à 10% du montant des dépenses.

Comment calculer le taux du crédit d'impôt ?

Le calcul du crédit d'impôt famille est effectué par année civile.

Son montant est plafonné à <span class="valeur">500 000 €</span> par an.

Le calcul correspond à la formule suivante : (dépenses éligibles de catégorie 1 x 50 %) + (dépenses éligibles de catégorie 2 x 25 %).

Lorsque la dépense engagée par l'entreprise est soumise à la <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R24379">TVA</a>, seul le montant hors taxes de la dépense est compris dans la base de calcul.

Ces taux sont à appliquer sur le montant total des dépenses ouvrant droit au crédit d'impôt famille.

Les éventuelles subventions publiques reçues pour financer ces dépenses doivent être déduites.

Le crédit d'impôt doit être retiré de l'impôt sur les bénéfices dû par l'entreprise au titre de l'année civile au cours de laquelle les dépenses éligibles ont été engagées. Il est enlevé après les prélèvements obligatoires et les autres crédits d'impôt.

Lorsque l'exercice social ne coïncide pas avec la date de paiement des impôts, le CIF s'appuie sur le principe d'engagement des dépenses.

  • L'entreprise soumise à l'IR ou la société de personnes doit effectuer les actions suivantes :

    • Calculer le montant du crédit d'impôt au moyen de la fiche d'aide au calcul <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R19937">n°2069-FA</a>
    • Reporter le montant du crédit d'impôt sur la télédéclaration de résultat dans la case Autres imputations
    • Y annexer le formulaire <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R39692">n°2069-RCI</a> qui récapitule toutes les réductions et crédits d'impôt de l'exercice
    • Reporter le montant du crédit impôt sur sa <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R1282">déclaration complémentaire des revenus n°2042 C pro</a>
  • L'entreprise soumise à l'IS doit effectuer les actions suivantes :

    • Joindre l'imprimé fiscal <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R19937">n°2069-FA</a> au relevé de solde d'IS <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R19523">n°2572</a>
    • Indiquer le montant du crédit d'impôt famille dans la case Crédit d'impôt famille, sur la télédéclaration de résultat, <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R39692">imprimé n°2069-RCI</a> qui récapitule toutes les réductions et crédits d'impôt de l'exercice

Lorsque le montant de l'impôt est insuffisant pour enlever la totalité du crédit d'impôt, l'excédent qui n'a pas pu être enlevé est restitué à l'entreprise par un remboursement de crédit d'impôt.

Formulaire
Déclaration de créance auprès des impôts

Cerfa n° 12486*10

Permet à une société de demander le remboursement d'une créance fiscale à une date distincte de celle de la liquidation de l'impôt sur les sociétés ou en cas de versement, cession ou transfert de la créance.

Accéder au formulaire  

Ministère chargé des finances

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Création ou reprise d’entreprise

Monter une entreprise ou reprendre une activité déjà en place demande une préparation méthodique, une vision précise du projet et une estimation réaliste des besoins financiers. Plusieurs solutions peuvent accompagner les créateurs et repreneurs afin de sécuriser le démarrage. Le prêt d’honneur peut par exemple compléter l’apport personnel et renforcer la confiance des banques. Dans une opération de reprise, certaines aides peuvent aussi participer au financement des audits, des études préalables, des frais de conseil ou des démarches juridiques nécessaires au transfert de l’activité. Les demandeurs d’emploi peuvent, de leur côté, recourir à l’ARCE, qui permet d’obtenir 60 % des droits au chômage restants sous forme de capital, versé en deux fois. Cette somme peut servir à financer les premiers équipements, soutenir la trésorerie ou lancer l’activité avec davantage de sécurité. Les chambres consulaires, les réseaux d’accompagnement et les dispositifs de mentorat apportent également un appui précieux pour structurer le projet et prendre de meilleures décisions.

Transformation numérique

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Soutiens sectoriels et investissements stratégiques

Certains secteurs bénéficient d’un accompagnement spécifique en raison de leur importance économique, de leurs enjeux de modernisation ou de leur rôle local. L’industrie et l’agriculture peuvent notamment accéder à des aides destinées à renouveler les équipements, automatiser certaines opérations, améliorer la productivité ou réduire les consommations d’énergie. Le tourisme, la culture et les activités de proximité peuvent aussi être soutenus pour rénover des infrastructures, améliorer l’accueil du public, renforcer l’accessibilité ou développer l’attractivité des territoires. D’autres dispositifs encouragent les investissements liés à la transition énergétique, comme les énergies renouvelables, les bornes de recharge, les véhicules moins polluants ou les solutions de mobilité durable. Ces projets permettent de maîtriser certains coûts sur le long terme tout en réduisant l’impact environnemental de l’activité.