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Fiche pratique

Intérêts moratoires en cas de retard de paiement d'un marché public

Vérifié le 19/01/2021 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Lors de l'exécution d'un marché, si l'organisme public ne respecte pas les délais réglementaires pour payer son fournisseur ou son prestataire, des pénalités financières sont automatiquement appliquées.

Le titulaire du marché public et ses sous-traitants peuvent être pénalisés, s'ils prennent du retard pour exécuter leurs obligations.

Le marché public doit fixer avec précision le délai d'exécution des prestations qui, sauf stipulation contraire, court à partir de la date de <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R14732">notification</a> 11 du marché.

En cas de difficulté d'exécution provenant d'une cause étrangère aux parties, seul l'acheteur peut décider d'une prolongation du délai d'exécution du marché. Ce délai peut aussi être prolongé par un <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R10829">avenant</a> 12 au contrat dans le respect des conditions initiales de la mise en concurrence.

Le délai de paiement varie selon le type d'organisme public.

  • Le délai de paiement du fournisseur ou du prestataire est de 30 jours.

    Les intérêts commencent à courir le lendemain de l'expiration du délai de paiement et jusqu'à la date de mise en paiement incluse.

    Si l'acheteur paye son fournisseur ou prestataire avec retard, il lui doit :

    • des <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R21707">intérêts moratoires</a> calculés en fonction du nombre de jours de retard et appliqués au montant qui subit le retard ;
    • une indemnité de <span class="valeur">40 €</span> pour frais de recouvrement, due dès le 1<Exposant>er</Exposant> jour de retard, qui s'ajoute systématiquement aux pénalités de retard.

    Les intérêts moratoires et l'indemnité forfaitaire sont exigibles sans qu'un rappel soit nécessaire, c'est-à-dire sans qu'il soit besoin d'envoyer une lettre recommandée afin de déclencher le droit de percevoir des pénalités de retard.

      À savoir

    un <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R209">simulateur de calcul</a> permet aux entreprises d'évaluer le montant des intérêts moratoires dus par un acheteur qui ne respecterait pas les délais réglementaires.

  • Le délai de paiement du fournisseur ou du prestataire est de 50 jours.

    Les intérêts commencent à courir le lendemain de l'expiration du délai de paiement et jusqu'à la date de mise en paiement incluse.

    Si l'acheteur paye son fournisseur ou prestataire avec retard, il lui doit :

    • des <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R21707">intérêts moratoires</a> calculés en fonction du nombre de jours de retard et appliqués au montant qui subit le retard ;
    • une indemnité de <span class="valeur">40 €</span> pour frais de recouvrement, due dès le 1<Exposant>er</Exposant> jour de retard, qui s'ajoute systématiquement aux pénalités de retard.

    Les intérêts moratoires et l'indemnité forfaitaire sont exigibles sans qu'un rappel soit nécessaire, c'est-à-dire sans qu'il soit besoin d'envoyer une lettre recommandée afin de déclencher le droit de percevoir des pénalités de retard.

      À savoir

    un <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R209">simulateur de calcul</a> permet aux entreprises d'évaluer le montant des intérêts moratoires dus par un acheteur qui ne respecterait pas les délais réglementaires.

  • Le délai de paiement du fournisseur ou du prestataire est de 60 jours.

    Les intérêts commencent à courir le lendemain de l'expiration du délai de paiement et jusqu'à la date de mise en paiement incluse.

    Si l'acheteur paye son fournisseur ou prestataire avec retard, il lui doit :

    • des <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R21707">intérêts moratoires</a> calculés en fonction du nombre de jours de retard et appliqués au montant qui subit le retard ;
    • une indemnité de <span class="valeur">40 €</span> pour frais de recouvrement, due dès le 1<Exposant>er</Exposant> jour de retard, qui s'ajoute systématiquement aux pénalités de retard.

    Les intérêts moratoires et l'indemnité forfaitaire sont exigibles sans qu'un rappel soit nécessaire, c'est-à-dire sans qu'il soit besoin d'envoyer une lettre recommandée afin de déclencher le droit de percevoir des pénalités de retard.

      À savoir

    un <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R209">simulateur de calcul</a> permet aux entreprises d'évaluer le montant des intérêts moratoires dus par un acheteur qui ne respecterait pas les délais réglementaires.

  • La formule de calcul est la suivante : montant TTC dû x (nombre de jours de retard / 365) x taux des intérêts moratoires applicable.

    Pour les contrats conclus à partir du 16 mars 2013, le taux des intérêts moratoires correspond au <a href="http://www.banque-france.fr/economie-et-statistiques/changes-et-taux/les-taux-directeurs.html" target="_blank">taux directeur</a> semestriel (taux de refinancement ou Refi) de la Banque centrale européenne (BCE), en vigueur au 1<Exposant>er</Exposant> jour du semestre au cours duquel les intérêts moratoires ont commencé à courir, majoré de 8 points de pourcentage.

    Par exemple, pour un délai de paiement qui expire au 24 mars, il faut calculer les intérêts qui sont dus à partir du 25 mars, en fonction du taux en vigueur au 1<Exposant>er</Exposant> janvier. Pour un délai de paiement qui expire au 24 juillet, il convient d'appliquer le taux en vigueur au 1<Exposant>er</Exposant> juillet.

    Si le dernier jour du délai est un jour férié, un samedi ou un dimanche, alors le délai expire à la fin du jour ouvrable suivant.

    Contrats conclus à partir du 16 mars 2013 et dont le délai de paiement court depuis le 1er mai 2013

    Fin du délai de paiement

    Mode de calcul des intérêts moratoires

    Taux des intérêts moratoires

    Entre le  1<Exposant>e</Exposant> juillet 2020

    et le 31 décembre 2020

    Taux de la BCE (<span class="valeur">0,00 %</span> au 1<Exposant>e</Exposant>r juillet 2020) + 8

    <span class="valeur">8,00 %</span>

    Entre le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2020

    et le 30 juin 2020

    Taux de la BCE (<span class="valeur">0,00 %</span> au 1<Exposant>e</Exposant>r janvier 2020) + 8

    <span class="valeur">8,00 %</span>

    Entre le 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2019 et le 31 décembre 2019

    Taux de la BCE (<span class="valeur">0,00 %</span> au 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2019) + 8

    <span class="valeur">8,00 %</span>

    Entre le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2019 et le 30 juin 2019

    Taux de la BCE (<span class="valeur">0,00 %</span> au 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2019) + 8

    <span class="valeur">8,00 %</span>

    Entre le 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2018 et le 31 décembre 2018

    Taux de la BCE (<span class="valeur">0,00 %</span> au 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2018) + 8

    <span class="valeur">8,00 %</span>

    Entre le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2018 et le 30 juin 2018

    Taux de la BCE (<span class="valeur">0,00 %</span> au 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2018) + 8

    <span class="valeur">8,00 %</span>

    Entre le 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2017 et le 31 décembre 2017

    Taux de la BCE (<span class="valeur">0,00 %</span> au 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2017) + 8

    <span class="valeur">8,00 %</span>

    Entre le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2017 et le 30 juin 2017

    Taux de la BCE (<span class="valeur">0,00 %</span> au 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2017) + 8

    <span class="valeur">8,00 %</span>

    Entre le 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2016 et le 31 décembre 2016

    Taux de la BCE (<span class="valeur">0,00 %</span> au 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2016) + 8

    <span class="valeur">8,00 %</span>

    Entre le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2015 et le 30 juin 2016

    Taux de la BCE (<span class="valeur">0,05 %</span> au 1<Exposant>er</Exposant> janvier et au 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2015) + 8

    <span class="valeur">8,05 %</span>

    Entre le 1<Exposant>er</Exposant> juillet et le 31 décembre 2014

    Taux de la BCE (<span class="valeur">0,15 %</span> au 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2014)  + 8

    <span class="valeur">8,15 %</span>

    Entre le 1<Exposant>er</Exposant> janvier et 30 juin 2014

    Taux de la BCE (<span class="valeur">0,25 %</span> au 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2014) + 8

    <span class="valeur">8,25 %</span>

    Entre le 1<Exposant>er</Exposant> juillet et le 31 décembre 2013

    Taux de la BCE (<span class="valeur">0,50 %</span> au 1<Exposant>er</Exposant> juillet 2013) + 8

    <span class="valeur">8,50 %</span>

    Jusqu'au 30 juin 2013

    Taux de la BCE (<span class="valeur">0,75 %</span> au 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2013) + 8

    <span class="valeur">8,75 %</span>

  • Les règles sont différentes pour les marchés conclus avant le 16 mars 2013.

Les nouvelles aides aux entreprises en 2026

Création ou reprise d’entreprise

Monter une entreprise ou reprendre une activité déjà en place demande une préparation méthodique, une vision précise du projet et une estimation réaliste des besoins financiers. Plusieurs solutions peuvent accompagner les créateurs et repreneurs afin de sécuriser le démarrage. Le prêt d’honneur peut par exemple compléter l’apport personnel et renforcer la confiance des banques. Dans une opération de reprise, certaines aides peuvent aussi participer au financement des audits, des études préalables, des frais de conseil ou des démarches juridiques nécessaires au transfert de l’activité. Les demandeurs d’emploi peuvent, de leur côté, recourir à l’ARCE, qui permet d’obtenir 60 % des droits au chômage restants sous forme de capital, versé en deux fois. Cette somme peut servir à financer les premiers équipements, soutenir la trésorerie ou lancer l’activité avec davantage de sécurité. Les chambres consulaires, les réseaux d’accompagnement et les dispositifs de mentorat apportent également un appui précieux pour structurer le projet et prendre de meilleures décisions.

Transformation numérique

La modernisation digitale ne se limite plus à un site internet ou à quelques logiciels isolés. Elle concerne l’ensemble de l’organisation, de la gestion administrative à la relation client, en passant par les achats, les stocks, la facturation, les ressources humaines ou la production. Dans ce cadre, un ERP Odoo peut centraliser plusieurs fonctions dans un même outil et améliorer le suivi de l’activité. Pour les entreprises déjà équipées, la migration Odoo permet d’avoir la dernière version d’Odoo, avec des fonctionnalités récentes, de meilleures performances, des correctifs de sécurité et une compatibilité renforcée avec les modules actuels. Bien préparée, cette transition limite les interruptions, sécurise les données et facilite le travail quotidien des équipes.

Soutiens sectoriels et investissements stratégiques

Certains secteurs bénéficient d’un accompagnement spécifique en raison de leur importance économique, de leurs enjeux de modernisation ou de leur rôle local. L’industrie et l’agriculture peuvent notamment accéder à des aides destinées à renouveler les équipements, automatiser certaines opérations, améliorer la productivité ou réduire les consommations d’énergie. Le tourisme, la culture et les activités de proximité peuvent aussi être soutenus pour rénover des infrastructures, améliorer l’accueil du public, renforcer l’accessibilité ou développer l’attractivité des territoires. D’autres dispositifs encouragent les investissements liés à la transition énergétique, comme les énergies renouvelables, les bornes de recharge, les véhicules moins polluants ou les solutions de mobilité durable. Ces projets permettent de maîtriser certains coûts sur le long terme tout en réduisant l’impact environnemental de l’activité.