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Question-réponse

À partir de quel âge peut-on créer une entreprise ?

Vérifié le 29/03/2019 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice

Un mineur âgé de 16 à 18 ans peut créer une entreprise sous certaines conditions. Elles varient selon que le mineur est émancipé, c'est-à-dire non soumis à l'autorité parentale, ou pas.

Conditions préalables

Le mineur non émancipé peut exercer une fonction de direction dans une entreprise, sous 3 conditions :

  • Avoir 16 ans au moins
  • Avoir l'autorisation des 2 parents
  • L'entreprise doit être à responsabilité limitée ou unipersonnelle : <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R24384">EIRL</a>, EURL ou SASU.

Autorisation parentale

Cette autorisation doit être :

  • soit une déclaration écrite signée par les parents et le mineur (si l'un des parents ou les 2 parents sont décédés, l'autorisation est donnée par son administrateur légal ou par le juge des tutelles),
  • soit un acte notarié.

Elle doit détailler les actes d'administration autorisés au mineur. Le périmètre des actes autorisés peut donc être très restreint. Ces actes correspondent à la création et à gestion courante de l'entreprise.

Cependant, les actes de vente ou d'achat de l'entreprise sont interdits au mineur non émancipé. Ils ne peuvent être accomplis que par les parents du mineur, ou par son administrateur légal (le tuteur ou le conseil de famille notamment).

Type d'activités

Les activités que le mineur non émancipé peut exercer sont certaines activités agricoles, artisanales et certaines professions libérales.

Mais de nombreuses activités ne sont pas autorisées, car elles nécessitent des diplômes ou sont encadrées par des réglementations particulières. Ces réglementations induisent des conditions d'exercice qui ne permettent pas au mineur non émancipé de les exercer. Exemples d'activités non autorisées : taxi, VTC, débit de boissons ou de tabac, agent de sécurité, les métiers du droit et de la santé.

Pour l'activité de commerçant, c'est possible seulement en créant une EURL ou une SASU. Le mineur non émancipé peut alors créer une entreprise commerciale. En effet, dans les 2 cas, c'est l'entreprise qui a un caractère commercial et non le statut juridique du dirigeant.

Lors de la demande d'inscription sur le registre du commerce, il faut donner les documents mentionnant l'âge du mineur non émancipé, l'autorisation parentale et le statut de l'entreprise (EURL ou SASU).

Associé ou membre d'une société

Le mineur non émancipé peut être associé ou membre d'une société, sauf s'il s'agit d'une entreprise commerciale comme par exemple : une<a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R31615">SNC</a> ou une société en commandite simple (SCS) ou par actions (SCA), en tant qu'associé commandité.

Le mineur associé ne peut pas souscrire d'actions et de parts sociales. La souscription doit être réalisée par son représentant légal.

Autorisations selon la nature de l'apport en société

Cas de figure

Apports en numéraire

Apports de biens immeubles / fonds de commerce

Administration légale

Administrateurs légaux

Juges des tutelles en cas de désaccord

Juge des tutelles

Tutelle du mineur

Conseil de famille

Juge des tutelles si la valeur de l'apport est inférieur à <span class="valeur">50 000 €</span>

Conseil de famille

ou, sinon, juge des tutelles

Lorsque le mineur est <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=F1194">émancipé</a>, il peut, à partir de 16 ans :

  • diriger une entreprise individuelle (commerçant, artisan ou profession libérale),
  • diriger, être membre ou associé d'une société, quel que soit le statut juridique de la société.

S'il souhaite être commerçant, diriger, être membre ou associé d'une <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R31615">SNC</a>, être associé commandité d'une société en commandite simple (SCS) ou par actions (SCA), il doit cependant y être autorisé :

  • soit par le juge des tutelles au moment de la décision d'émancipation,
  • soit par le président du tribunal, s'il fait cette demande après avoir été émancipé.

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Création ou reprise d’entreprise

Monter une entreprise ou reprendre une activité déjà en place demande une préparation méthodique, une vision précise du projet et une estimation réaliste des besoins financiers. Plusieurs solutions peuvent accompagner les créateurs et repreneurs afin de sécuriser le démarrage. Le prêt d’honneur peut par exemple compléter l’apport personnel et renforcer la confiance des banques. Dans une opération de reprise, certaines aides peuvent aussi participer au financement des audits, des études préalables, des frais de conseil ou des démarches juridiques nécessaires au transfert de l’activité. Les demandeurs d’emploi peuvent, de leur côté, recourir à l’ARCE, qui permet d’obtenir 60 % des droits au chômage restants sous forme de capital, versé en deux fois. Cette somme peut servir à financer les premiers équipements, soutenir la trésorerie ou lancer l’activité avec davantage de sécurité. Les chambres consulaires, les réseaux d’accompagnement et les dispositifs de mentorat apportent également un appui précieux pour structurer le projet et prendre de meilleures décisions.

Transformation numérique

La modernisation digitale ne se limite plus à un site internet ou à quelques logiciels isolés. Elle concerne l’ensemble de l’organisation, de la gestion administrative à la relation client, en passant par les achats, les stocks, la facturation, les ressources humaines ou la production. Dans ce cadre, un ERP Odoo peut centraliser plusieurs fonctions dans un même outil et améliorer le suivi de l’activité. Pour les entreprises déjà équipées, la migration Odoo permet d’avoir la dernière version d’Odoo, avec des fonctionnalités récentes, de meilleures performances, des correctifs de sécurité et une compatibilité renforcée avec les modules actuels. Bien préparée, cette transition limite les interruptions, sécurise les données et facilite le travail quotidien des équipes.

Soutiens sectoriels et investissements stratégiques

Certains secteurs bénéficient d’un accompagnement spécifique en raison de leur importance économique, de leurs enjeux de modernisation ou de leur rôle local. L’industrie et l’agriculture peuvent notamment accéder à des aides destinées à renouveler les équipements, automatiser certaines opérations, améliorer la productivité ou réduire les consommations d’énergie. Le tourisme, la culture et les activités de proximité peuvent aussi être soutenus pour rénover des infrastructures, améliorer l’accueil du public, renforcer l’accessibilité ou développer l’attractivité des territoires. D’autres dispositifs encouragent les investissements liés à la transition énergétique, comme les énergies renouvelables, les bornes de recharge, les véhicules moins polluants ou les solutions de mobilité durable. Ces projets permettent de maîtriser certains coûts sur le long terme tout en réduisant l’impact environnemental de l’activité.