Vos démarches en 1 clic

Effectuer vos démarches et connaitre vos droits

Question-réponse

Quelles conséquences pour un auto-entrepreneur qui dépasse les seuils de CA ?

Vérifié le 01/01/2021 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de l'économie

Le statut de micro-entrepreneur s'applique tant que le chiffre d'affaires annuel (effectivement encaissé au cours de l'année civile) ne dépasse pas les seuils du régime fiscal de la micro-entreprise. Lors de sa déclaration d'activité, le micro-entrepreneur a créé une entreprise individuelle : le dépassement des seuils de chiffre d'affaires n'a pas d'incidence sur son statut juridique, il reste entrepreneur individuel.

Concernant le régime de la micro-entreprise, les seuils de chiffre d'affaires <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R31841">HT</a> dépendent de l'activité exercée :

  • Régime micro-BIC (bénéfices industriels et commerciaux)
  • Régime micro-BNC (bénéfices non-commerciaux)

Lors de la première année d'activité, le seuil de <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R24382">CA</a> HT pris en compte pour constater un dépassement sera calculé au prorata du nombre de mois d'existence de l'entreprise.

Par exemple, si l'entreprise existe depuis le 1<Exposant>er</Exposant> février 2020, alors le seuil à ne pas dépasser est calculé de la façon suivante : <span class="valeur">176 200 €</span> <span class="valeur">/ 12) x 11= 161 516  €</span>

Cet ajustement est appelé <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R35326">prorata temporis</a> du CA HT de l'année N (1<Exposant>ère</Exposant> année d'existence). Ce CA HT sert d'année de référence pour les années suivantes.

<span class="miseenevidence">Seuils à respecter en 2021 sur les revenus de 2020</span> :

Régime fiscal de l'auto-entrepreneur en fonction du chiffre d'affaires hors taxe réalisé

Bénéfice du régime de la micro-entreprise

Basculement dans le régime de l'entreprise individuelle

Activité commerciale

Jusqu'à <span class="valeur">176 200 €</span>

Au-delà de <span class="valeur">176 200 €</span>

Activité d'hébergement : hôtel, chambre d'hôtes, gîte rural classé meublé de tourisme, meublé de tourisme

Jusqu'à <span class="valeur">176 200 €</span>

Au delà de <span class="valeur">176 200 €</span>

Prestations de service (y compris les gîtes ruraux non classés en meublés de tourisme)

Jusqu'à <span class="valeur">72 600 €</span>

Au-delà de <span class="valeur">72 600 €</span>

Professions libérales

Jusqu'à <span class="valeur">72 600 €</span>

Au-delà de <span class="valeur">72 600 €</span>

Lors d'une création d'entreprise, si vous n'optez pas volontairement pour le régime réel d'imposition, alors votre entreprise sera soumise au régime fiscal de la micro-entreprise (micro-BIC) pendant les 2 premières années de sa création.

Si l'entreprise dépasse le seuil de CA HT pendant 2 années consécutives (N et N+1), alors elle passera sur le régime fiscal réel d'imposition (celui de l'entreprise individuelle) lors de l'année N+2.

Elle peut rester sur le régime fiscal de la micro (auto)-entreprise si le dépassement de seuil de CA HT n'intervient que sur une seule année.

Le passage d'un régime à un autre en cas de dépassement se fait au 1er janvier de l'année suivant celui-ci, donc au 1er janvier de l'année N+2.

Ceci est valable dans les 2 cas où l'entreprise existe soit depuis 1 an, soit depuis plus d'1 an.

 Exemple

Une entreprise créée le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2020 effectue un CA HT pendant l'année 2020 de <span class="valeur">195 000 €</span>. Elle dépasse donc le seuil de <span class="valeur">176 200 €</span> autorisé pour bénéficier du régime fiscal de l'auto-entreprise. Elle reste sur ce régime pour ses bénéfices réalisés en 2020 (revenus indiqués dans la déclaration à faire en 2021). Si elle réalise <span class="valeur">205 000 €</span> de CA HT en N+1, donc en 2021, alors elle dépasse le seuil autorisé pendant 2 années consécutives. Elle reste sur le régime fiscal de l'auto-entreprise en 2021, mais elle le quitte au 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2022.

Si le chiffre d'affaires dépasse le seuil autorisé au cours d'une seule année, l'entrepreneur peut conserver le régime de la micro-entreprise.

Il perd cette option dans le cas où le seuil est dépassé sur 2 années consécutives et bascule dans le régime de droit commun de l'entreprise individuelle :

  • Imposition au régime fiscal du bénéfice réel simplifié (BIC) ou de la déclaration contrôlée (BNC) à partir du 1<Exposant>er</Exposant> janvier qui suit l'année du dépassement
  • Régime social des travailleurs indépendants, à partir du 1<Exposant>er</Exposant> janvier qui suit le dépassement.

  À savoir

le régime micro-social s'applique jusqu'au 31 décembre de l'année au cours de laquelle le CA a été dépassé.

En fonction de son activité, l'entrepreneur individuel devient imposable :

  • soit dans la catégorie des <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=F32105">bénéfices non commerciaux (BNC)</a>,
  • soit dans la catégorie des <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=F32919">bénéfices industriels et commerciaux (BIC)</a>,
  • soit dans la catégorie des bénéfices agricoles.

Lors de la bascule dans le régime social de droit commun des travailleurs indépendants, l'auto-entrepreneur en est informé par lettre recommandée avec accusé de réception et dispose d'un délai d'1 mois pour le contester.

Les nouvelles aides aux entreprises en 2026

Création ou reprise d’entreprise

Monter une entreprise ou reprendre une activité déjà en place demande une préparation méthodique, une vision précise du projet et une estimation réaliste des besoins financiers. Plusieurs solutions peuvent accompagner les créateurs et repreneurs afin de sécuriser le démarrage. Le prêt d’honneur peut par exemple compléter l’apport personnel et renforcer la confiance des banques. Dans une opération de reprise, certaines aides peuvent aussi participer au financement des audits, des études préalables, des frais de conseil ou des démarches juridiques nécessaires au transfert de l’activité. Les demandeurs d’emploi peuvent, de leur côté, recourir à l’ARCE, qui permet d’obtenir 60 % des droits au chômage restants sous forme de capital, versé en deux fois. Cette somme peut servir à financer les premiers équipements, soutenir la trésorerie ou lancer l’activité avec davantage de sécurité. Les chambres consulaires, les réseaux d’accompagnement et les dispositifs de mentorat apportent également un appui précieux pour structurer le projet et prendre de meilleures décisions.

Transformation numérique

La modernisation digitale ne se limite plus à un site internet ou à quelques logiciels isolés. Elle concerne l’ensemble de l’organisation, de la gestion administrative à la relation client, en passant par les achats, les stocks, la facturation, les ressources humaines ou la production. Dans ce cadre, un ERP Odoo peut centraliser plusieurs fonctions dans un même outil et améliorer le suivi de l’activité. Pour les entreprises déjà équipées, la migration Odoo permet d’avoir la dernière version d’Odoo, avec des fonctionnalités récentes, de meilleures performances, des correctifs de sécurité et une compatibilité renforcée avec les modules actuels. Bien préparée, cette transition limite les interruptions, sécurise les données et facilite le travail quotidien des équipes.

Soutiens sectoriels et investissements stratégiques

Certains secteurs bénéficient d’un accompagnement spécifique en raison de leur importance économique, de leurs enjeux de modernisation ou de leur rôle local. L’industrie et l’agriculture peuvent notamment accéder à des aides destinées à renouveler les équipements, automatiser certaines opérations, améliorer la productivité ou réduire les consommations d’énergie. Le tourisme, la culture et les activités de proximité peuvent aussi être soutenus pour rénover des infrastructures, améliorer l’accueil du public, renforcer l’accessibilité ou développer l’attractivité des territoires. D’autres dispositifs encouragent les investissements liés à la transition énergétique, comme les énergies renouvelables, les bornes de recharge, les véhicules moins polluants ou les solutions de mobilité durable. Ces projets permettent de maîtriser certains coûts sur le long terme tout en réduisant l’impact environnemental de l’activité.