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Fiche pratique

Déduction des frais de déplacement du résultat fiscal d'une entreprise

Vérifié le 10/11/2020 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Les frais de déplacement professionnels, les <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R54647">voyages de stimulation</a> ou encore les dépenses de trajet pour se rendre sur le lieu de travail peuvent être fiscalement déductibles. Ils doivent être justifiés par l'importance ou la nature de l'exploitation et ne pas être excessifs.

Les frais de déplacement doivent répondre à 6 conditions pour être déductibles du résultat imposable d'un entreprise ou du revenu du professionnel :

  • Les déplacements à l'origine des frais doivent être effectués dans l'intérêt direct de l'exploitation de l'entreprise
  • Ils doivent être en accord avec l'objet social de l'entreprise, ce qui exclut les dépenses d'ordre personnel
  • Ils doivent se rattacher à une gestion normale de l'entreprise (ne pas être excessifs, ni fictifs)
  • Ils doivent être considérés comme étant des charges de l'entreprise au cours de l'exercice auquel elles se rapportent
  • Ils doivent avoir été payés
  • Il faut qu'ils s’appuient sur des pièces justificatives telles que des factures ou des quittances

 Attention :

il y a aussi des allocations forfaitaires pour déplacement versées aux dirigeants et aux cadres. Elles correspondent à une partie des frais que l'employé doit supporter pour son travail. Elles ne doivent pas être cumulées avec des frais de même nature remboursés et étant des charges de l'entreprise.

  • Déplacements professionnels
  • Frais de trajet entre le domicile et le lieu de travail lorsque la distance n'excède pas 40 km. Au-delà, la déduction suppose que l'exploitant, le salarié ou le dirigeant justifient l'éloignement du domicile du lieu de travail par des circonstances particulières. Dans les 2 cas, la réalité et le montant des frais de transport doivent toujours être justifiés.
  • Frais de voiture particulières et de deux-roues utilisés dans le cadre de l'exploitation et acquis par l'entreprise (entretien, réparation, frais d'essence et de garage, assurance...). Ces dépenses sont déductibles en totalité des résultats imposables dès lors qu'elles satisfont aux <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=F31973">conditions générales de déductibilité des charges</a>.
  • Frais de véhicule ou deux-roues personnel (carburant, assurances, entretien...), utilisés pour les besoins de l'activité professionnelle, remboursés à l'entrepreneur individuel, aux salariés ou aux dirigeants d'une entreprise soumise à l'impôt sur les sociétés ou à l'impôt sur le revenu
  • Frais d'avion, si leur engagement est rendu nécessaire par les conditions d'exercice de l'activité
  • <a href="https://montgenevre.fr/demarches-administratives/entreprises/?xml=R54647">Voyage de stimulation</a> sous réserve que ces dépenses aient été engagées dans l'intérêt de l'entreprise

En principe, les frais de déplacement sont déduits pour leur montant réel.

En cas d'utilisation professionnelle d'un véhicule ou deux-roues personnel, la partie des frais déductible est basée sur le rapport entre le kilométrage total et le kilométrage parcouru à titre professionnel. Lorsque des véhicules ou des deux-roues à usage mixte sont inscrits au bilan de l'entreprise, les frais sont déductibles proportionnellement à leur utilisation professionnelle.

Cependant, les exploitants individuels et les sociétés civiles de moyens (SCM) soumis au régime simplifié d'imposition ayant opté pour la comptabilité super-simplifiée peuvent bénéficier de la mesure peuvent utiliser le barème kilométrique.

Ce barème publié chaque année indique le prix de revient kilométrique du carburant consommé par les automobiles et les deux-roues motorisés (motocyclettes, scooters et vélomoteurs). Il est déterminé en fonction de leur puissance fiscale ou de leur cylindrée.

Barème 2020 des frais de carburant par km (véhicules de tourisme)

Puissance fiscale des véhicules de tourisme

Gazole

Super sans plomb

GPL

3 à 4 chevaux (CV)

<span class="valeur">0,070 €</span>

<span class="valeur">0,089 €</span>

<span class="valeur">0,063 €</span>

5 à 7 CV

<span class="valeur">0,086 €</span>

<span class="valeur">0,110 €</span>

<span class="valeur">0,078 €</span>

8 et 9 CV

<span class="valeur">0,102 €</span>

<span class="valeur">0,131 €</span>

<span class="valeur">0,093 €</span>

10 et 11 CV

<span class="valeur">0,115 €</span>

<span class="valeur">0,147 €</span>

<span class="valeur">0,104 €</span>

12 CV et plus

<span class="valeur">0,128 €</span>

<span class="valeur">0,164 €</span>

<span class="valeur">0,116 €</span>

Barème 2020 des frais de carburant par km (deux-roues motorisés)

Puissance fiscale des véhicules deux-roues motorisés

Frais de carburant au kilomètre

Inférieure à 50 cm<Exposant>3</Exposant>

<span class="valeur">0,029 €</span>

De 50 cm<Exposant>3</Exposant> à 125 cm<Exposant>3</Exposant>

<span class="valeur">0,059 €</span>

De 3, 4 et 5 CV

<span class="valeur">0,075 €</span>

Au-delà de 5 CV

<span class="valeur">0,104 €</span>

 Exemple

Un contribuable qui justifie avoir parcouru, en 2020, 6 000 km à titre professionnel avec une voiture de 8 CV à motorisation diesel peut obtenir une déduction, au titre des frais de carburant gazole. La somme de cette déduction sera de <span class="valeur">612 €</span> (6 000 x <span class="valeur">0,102 €</span>).

Les véhicules affectés à un usage strictement professionnel en sont exclus, car ils bénéficient d’autres dispositifs de déduction fiscale. C'est le cas par exemple des scooters ou camions de livraison, des véhicules utilitaires, des tracteurs, des taxis.

La déduction est soumise à justification de l’utilisation effective pour l’activité professionnelle et de la réalité du kilométrage parcouru.

Les nouvelles aides aux entreprises en 2026

Création ou reprise d’entreprise

Monter une entreprise ou reprendre une activité déjà en place demande une préparation méthodique, une vision précise du projet et une estimation réaliste des besoins financiers. Plusieurs solutions peuvent accompagner les créateurs et repreneurs afin de sécuriser le démarrage. Le prêt d’honneur peut par exemple compléter l’apport personnel et renforcer la confiance des banques. Dans une opération de reprise, certaines aides peuvent aussi participer au financement des audits, des études préalables, des frais de conseil ou des démarches juridiques nécessaires au transfert de l’activité. Les demandeurs d’emploi peuvent, de leur côté, recourir à l’ARCE, qui permet d’obtenir 60 % des droits au chômage restants sous forme de capital, versé en deux fois. Cette somme peut servir à financer les premiers équipements, soutenir la trésorerie ou lancer l’activité avec davantage de sécurité. Les chambres consulaires, les réseaux d’accompagnement et les dispositifs de mentorat apportent également un appui précieux pour structurer le projet et prendre de meilleures décisions.

Transformation numérique

La modernisation digitale ne se limite plus à un site internet ou à quelques logiciels isolés. Elle concerne l’ensemble de l’organisation, de la gestion administrative à la relation client, en passant par les achats, les stocks, la facturation, les ressources humaines ou la production. Dans ce cadre, un ERP Odoo peut centraliser plusieurs fonctions dans un même outil et améliorer le suivi de l’activité. Pour les entreprises déjà équipées, la migration Odoo permet d’avoir la dernière version d’Odoo, avec des fonctionnalités récentes, de meilleures performances, des correctifs de sécurité et une compatibilité renforcée avec les modules actuels. Bien préparée, cette transition limite les interruptions, sécurise les données et facilite le travail quotidien des équipes.

Soutiens sectoriels et investissements stratégiques

Certains secteurs bénéficient d’un accompagnement spécifique en raison de leur importance économique, de leurs enjeux de modernisation ou de leur rôle local. L’industrie et l’agriculture peuvent notamment accéder à des aides destinées à renouveler les équipements, automatiser certaines opérations, améliorer la productivité ou réduire les consommations d’énergie. Le tourisme, la culture et les activités de proximité peuvent aussi être soutenus pour rénover des infrastructures, améliorer l’accueil du public, renforcer l’accessibilité ou développer l’attractivité des territoires. D’autres dispositifs encouragent les investissements liés à la transition énergétique, comme les énergies renouvelables, les bornes de recharge, les véhicules moins polluants ou les solutions de mobilité durable. Ces projets permettent de maîtriser certains coûts sur le long terme tout en réduisant l’impact environnemental de l’activité.